Le rapport à la nourriture

Ce n’est plus à prouver que l’alimentation que nous avons communément à notre disposition est bourrée de merdes en tout genre. De plus elle est saturée de sucre, de sel, de colorants, d’exhausteurs de goût et j’en passe.

Ajoutez à ça notre rapport aux autres qui prend fortement en compte notre aspect physique lui même directement influencé, sauf cas particuliers, par nos habitudes alimentaires.

Saupoudrez le tout d’une bonne dose de convictions et d’idéologie, et nous voila avec un joli bordel sur les bras. Vous l’aurez compris notre rapport à l’alimentation n’est pas des plus simples. Étant donc un sujet beaucoup trop vaste pour être abordé sous toutes ses coutures sans s’arracher les cheveux, je vous propose de traiter tout cela en partant de ma propre expérience.


L’alimentation en général

Découvrir et se faire plaisir:

La première chose qui me semble primordial dans notre rapport à la nourriture est la découverte. J’ai eu la chance d’avoir un mère qui m’a très vite présenté des abats ou des légumes que peu d’enfants apprécient tels que les épinards. Si je parle de langue, de cœur, de pieds de porcs, de choux de Bruxelles, de cuisses de grenouilles, d’escargots, combien de vous font le grimace sans en avoir jamais goûté?

C’est certain que l’on ne refait ni les goûts ni les couleurs, mais découvrir un panel très large alors que nos préférences se construisent est, à mon avis, le meilleur moyen d’être ouvert à la découverte culinaire plus tard et de faire ses choix en connaissance de causes.

Comprendre l’alimentation et ses influence sur notre santé:

Une fois que nous avons décidé ce que l’on veut manger trois fois par jour et ce que l’on ne veut jamais voir dans notre frigo, il est judicieux de se poser la question des effets qu’à l’alimentation sur notre organisme. De quoi ce dernier a-t-il besoin pour fonctionner? Qu’est-ce que provoque une consommation excessive de certains produits? Comment notre organisme gère-t-il l’apport nutritionnel que l’on lui fournit? Ect… .

Pour ma part, je pense que comprendre la notion de carence et d’excès suffit dans un premier temps. Cela nous permet de définir le minimum qui nous permet de fonctionner correctement, ainsi que de comprendre pourquoi certains aliments sont nocifs à forte dose.

Il est possible ensuite de pousser le questionnement un peu plus loin afin d’adapter notre alimentation à certaines pratiques.

Définir notre alimentation:

Que l’on veuille prendre de la masse, maigrir, avoir des muscles puissants ou des os solides, il est important de définir notre alimentation par rapport à nos attentes.

Même si certains le font plus ou moins instinctivement, il est dommage de devoir se priver pendant 6 mois pour être le plus beau sur la plage avec un régime hyper restrictif, ou au contraire, il est dangereux de fournir un apport trop rapide et trop conséquent en protéines à notre organisme pour devenir Mr. Muscles.

Il est donc primordial de se poser tranquillement et de se poser la question « qu’est-ce que j’attends de mon corps physiquement et mentalement, et comment mon alimentation peut l’influencer? » Gardez en tête que chacun voit midi à sa porte et qu’aucune réponse n’est LA bonne, et qu’il en existe une multitude.

Prenons par exemple une personne qui aime manger en excès sans se soucier de son apparence ou de sa santé. Si elle est en paix avec son choix très bien. Cependant, si elle se trouve tout de même complexer par son apparence ou préoccupée par sa santé, peut-être serait-il plus judicieux d’y penser en amont et d’adapter son alimentation en conséquence.

Être en pleine forme sans se priver:

J’en entends quelques uns gronder en disant « je ne veux pas me priver » et ils ont bien raison.

Bien entendu, suivant nos objectifs nous ne pouvons pas manger tout ce qui nous passe sous la main, c’est justement pour cela qu’il faut prendre le temps de définir notre alimentation. Cela va nous permettre d’adapter nos habitudes alimentaires en éliminant les mauvaises habitudes afin de nous concentrer sur les meilleures. Alors oui certains aliments vont disparaitre de notre alimentation ou se consommer en moins grande quantité, mais bon on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, c’est la vie.

Les restrictions idéologiques:

Là c’est pour ceux qui aiment se compliquer la vie :p

Il se peut que certaines questions à un moment ou à un autre fassent leur apparition comme par exemple la question de la cause animale.

Là encore, c’est un cheminement personnel qui doit être fait et qui viendra par la suite conditionner nos réponses aux questions abordées précédemment. Mais le travail fait en amont permettra, à mon avis, d’aider cette nouvelle phase de réflexion.

Voila ce qui l’en est de ma vision de l’alimentation en général. Et même si certains d’entre vous risque de trouver ça assez banal et redondant, je pense que l’analyse de notre alimentation est trop souvent bâclée par flemme ou par ignorance.

Mon alimentation

Je le répète, il n’existe à mes yeux aucune alimentation parfaite du fait que l’alimentation est pour moi de l’ordre du personnel. Je pense qu’il est cependant intéressant d’en discuter afin que chacun puisse en tirer certains enseignements et continuer à construire une alimentation qui lui ressemble en terme de besoins et d’envies. Voici donc ma réflexion personnelle sur le sujet.

Je suis passé par beaucoup de lectures, de discutions, mais aussi d’expérimentation pour en arriver là où j’en suis aujourd’hui au niveau de la nutrition.

Un premier concept qui me plait beaucoup est le régime Paléo de part sa vision de ce à quoi doit servir la nutrition de l’homme et son rejet d’un aspect de l’agriculture. De cela je n’ai personnellement retenu que quelques petites choses qui sont entre autres d’éviter de consommer du sucre raffiné afin d’habituer mon organisme à fonctionner avec la bonne graisse et ainsi le protéger de certaines maladies comme le cholestérol tout en lui apportant une source d’énergie stable. Si le sujet vous intéresse je vous conseil ce très bon article de David Manise sur le sujet.

Une autre chose que je trouve qu’il est intéressant à prendre en compte est le fait que certaines civilisations conseillent d’arrêter de manger avant de n’avoir plus faim, ou de manger tout au long de la journée mais par petites touches. Cela à pour effet de faciliter à la digestion (et donc de demander moins d’efforts au corps), et de ne pas avoir cette impression de lourdeur après un repas copieux.

Enfin, il y a le jeûne que je trouve intéressant à mettre en place pour plusieurs raisons. La première est que lorsque j’ai l’impression d’avoir manger trop de cochonneries et d’être encrassé de l’intérieur  j’ai l’impression que le jeûne aide à nettoyer tout ça, comme une sorte de désintoxication. La seconde raison est que ça aide à s’habituer à sauter des repas ce qui permet d’aborder plus sereinement certaines situations (emploi du temps chargé, galère financière, ect…).

Du coup j’ai décidé de prendre tout ça, de le mélanger et voila ce qui en ressort:

La première règle que je m’impose est de manger quand j’en ai envie. Cette notion d’envie m’est très précieuse car je considère que le corps sait, dans une certaine mesure, ce dont il a besoin.  Si j’ai faim je mange, si je n’ai pas faim je ne mange pas, et ce sans me soucier de l’heure qu’il est. Cela sous entend qu’il faut être capable d’identifier un besoin de manger et une envie gourmande, ainsi que de savoir résister à la pression sociale de l’heure des repas si nous n’avons pas faim.

Cette première règle prend appuie sur une seconde qui est de manger de petites quantités. En effet, le fait de manger à n’importe quelle heure n’est pas très sain si on ne change pas nos habitudes alimentaires et qu’on continue à s’enfiler 1kg de viande, 1 kg de riz, et 1 kg de patates à chaque fois que l’on mange.

A cela s’ajoute le fait que j’essaie de supprimer le sucre raffiné, ainsi que tout ce qui peut être considéré comme des ajouts chimiques superflus, de mon alimentation.

Lorsque je n’ai pas envie de manger (humeur ou sensation) je me fais un petit jeûne pouvant aller de quelques heures à quelques jours.

Et pour finir j’essaie de nouvelles choses. Je cultive, je cueille, je cuisine, je mange cru, cuit, séché, ect… . J’adore aller me balader, ramasser une mûres ou deux, puis croquer une pomme au détour d’un chemin pour ensuite rentrer faire une tisane d’orties.

Quelque chose qu’il est important de garder en tête est qu’il faut faire ce que l’on a envie avant tout autre chose. Des fois je me fais des repas à m’en faire exploser le bide, ou je me mange un bon kebab arrosé de bière. Prendre soin de soit, de sa santé, c’est avant tout pour être bien et heureux dans son corps, et si faire une entorse à nos habitudes peut de temps en temps nous aider à apprécier la vie je ne vois pas pourquoi on se priverai 🙂

 

Sou_Néant.

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